Récit de mes tribulations au Congo

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12 juin, 2011

Aventures d’un week-end prolongé

Classé dans : Aventures d'un week-end prolongé — thost @ 18:50

Salut à tous !

 

J’ai enfin beaucoup de temps pour écrire un nouvel article, vu que nous profitons au Congo d’un week-end très prolongé de 4 jours, sans même faire de pont. En effet, le 10 juin (soit vendredi dernier cette année) est la fête de la Commémoration de la souveraineté nationale, ce qui signifie en français la célébration de l’anniversaire de la fin du communisme vers la démocratie il y a quelques années. Car oui, peu de monde le sait mais la république du Congo était un pays communiste jusqu’à il y a peu de temps. Ce à quoi une petite guerre a gentiment contribué à la disparition et à  l’instauration d’un nouveau régime politique (jusqu’à la prochaine guerre ?). J’aurais presque voulu voir à quoi ressemblait le marxisme cuisiné à la sauce congolaise, un petit cocktail qui aurait pu être amusant à observer !

Enfin bref, toujours est-il que ce vendredi était férié, et étant donné le nombre de « vieux » encore en vie dans le pays (3% de la population a plus de 65 ans), il n’a pas été nécessaire de supprimer le lundi de Pentecôte de la liste des jours fériés, et résultat, une belle combine qui nous fournit 4 jours tranquilles, c’est-à-dire presque des vacances.

Notre premier objectif pour ce week-end avait été un séjour dans le parc national voisin de Conkouati-Douli à 150km (mais 6h de route quand même), mais nous n’avons pas pu partir pour des raisons logistiques, d’où une tentative d’aller quelques jours en avion à Brazzaville, mais ça n’a pas été possible du point de vue financier. Finalement, nous sommes restés à Pointe-Noire, avec pas grand-chose au programme, à part un peu de repos.

 

Heureusement, la météo nous a soutenus psychologiquement, puisque les 3 premiers jours ont été très ensoleillés, ce qui est rare pendant la grande saison sèche. Vendredi je suis donc allé avec Jaime manger dans un resto congolais en bord de mer, ce qui pouvait représenter un gros test sanitaire étant donné l’insalubrité qui peut régner dans ces lieux… Finalement, les crabes farcis, brochettes de seiche et autres coquillages sont bien passés, à croire que les enzymes africains se sont bien installés dans mon corps ! Samedi ce fut plutôt après-midi à la plage pour bronzer encore un peu plus et ne pas être ridicule en août en France, après être passé avec Jonathan à l’aéroclub de Pointe-Noire pour se renseigner sur les vols en ULM. Ça a été l’occasion de tester encore une fois les normes de sécurité congolaises, puisque l’aéroclub est collé à l’aéroport international. Nous avons aperçu des gens se baladant près de la piste d’atterrissage, ce qui nous a incités à nous diriger vers celle-ci : nous avons pu atteindre sans le moindre problème la piste, et donc il est possible de faire un peu n’importe quoi dès qu’un avion approche. Tout ça diffère « un peu » des normes de sécurité dans les aéroports européens… Il faut quand même reconnaître que c’est plutôt original de croiser des gens marchant sur la piste de l’aéroport international, ou encore de croiser un taxi qui trouve plus rapide d’utiliser cette piste au lieu de faire un petit détour !  Dimanche c’est petit tennis en diurne (pour la première fois en extérieur depuis septembre dernier…). Lundi, on verra, on fait comme les congolais on s’organise au dernier moment, voire trop tard !

 

Jeudi dernier, je suis parti pour le boulot faire une petite tournée des fournisseurs locaux que nous utilisons, ce qui m’a permis de me balader dans des quartiers de la ville bien paumés. Nous travaillons en effet avec des petites quincailleries qui se trouvent dans les faubourgs gentiment nommés « la cité ». Mais pas grand-chose à voir avec nos beaux ensembles urbains du 9-3, car il n’y a pas d’immeubles à Pointe-Noire : il s’agit plutôt de rue (ou pistes) avec plusieurs rangées de commerces : la première dans un bâtiment, la suivante sur le trottoir, et les dernières à moitié (voire plus) sur la route. Résultat, c’est un gros bazar où on est souvent proche d’embarquer un congolais sur le capot de la voiture. Ça fait un peu choc des cultures, car il doit y avoir 2000 noirs pour un blanc, c’est dire si notre présence attire les regards dans ces quartiers : à peine descendus de la voiture, on a l’impression que tout le monde autour s’arrête de respirer en se disant intérieurement : « mais qu’est-ce qu’il fout ici, celui-là ?! ». Il faut aussi noter qu’il n’existe pas de système de ramassage des ordures dans le pays, ce qui fait que l’on retrouve des saletés un peu partout, en particulier dans ces quartiers (cf. les photos à venir). Enfin, tout ça pour dire que l’on n’est pas déçu en traversant ces zones, ça ressemble bien à l’idée que l’on peut se faire de l’Afrique, c’est-à-dire un beau bazar (pour ne pas dire bordel…) qui n’est régi par aucune organisation, ou alors ces organisations se cachent bien !

 

Les photos que je vais mettre en ligne très rapidement (comme toujours ?) illustreront bien ces différents épisodes. En tout cas, tout continue de bien se passer pour moi, je n’ai pas (encore) eu de coup de blues dû au mal du pays, et je n’attrape même pas la moindre maladie. Ç’en est presque pas drôle, car il paraît que l’on n’a pas vraiment vécu l’Afrique si on n’a pas attrapé le paludisme…

Du point de vue « sérieux », la date de ma soutenance de TFE est fixée au 25 août après-midi, donc avis aux personnes qui seront présentes à Paris pendant ces jours-là, il va falloir me supporter quelques temps en plus.

 

A+

 

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