Récit de mes tribulations au Congo

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2 mai, 2011

Mentalité congolaise

Classé dans : Mentalité congolaise — thost @ 10:11

L’organisation africaine laisse souvent à désirer, et j’ai très souvent été amené à constater des bizarreries importantes. Les 2 dernières qui me sont arrivées sont assez significatives de l’état des lieux ici au Congo.

 

Tous les jours de la semaine, je vais déjeuner à la cantine qui se trouve sur le chantier Socofran du port de Pointe-Noire (gros chantier qui doit durer presque 3 ans). Ça me permet de bien manger, un peu comme au restaurant, sans dépenser le moindre CFA.

    Jeudi dernier, je suis donc parti seul dans la Golf qui nous est allouée (et qui commence à partir en lambeaux…) pour aller déjeuner. Arrêté à un Stop, pour une fois respecté par les automobilistes, je suis juste derrière le 4*4 d’un autochtone. Mais au lieu de démarrer, celui-ci part légèrement en arrière, et donc me cogne, mais très peu, mon pare-choc contre ma roue de secours. Après être reparti, le conducteur s’arrête quelques mètres plus loin pour constater les « dégâts » sur son « carrosse », mais je ne l’imite pas, car on m’a très fortement déconseillé de le faire en cas d’accrochage avec un noir (en effet, quoiqu’il arrive, pour un congolais, le blanc aura toujours tort face à un noir). Le chantier étant quelques centaines de mètres plus loin, je m’y rends rapidement, mais l’autre conducteur est revenu en trombe pour me rattraper, et me suit en rentrant dans la zone normalement interdite aux extérieurs du port (c’est une zone sensible car franche). Etant en sécurité, je m’arrête et la discussion s’engage. Le congolais fait preuve de mauvaise foi, et je comprends rapidement son objectif : il me propose rapidement de l’accompagner chez le garagiste et de payer

20 000 FCFA, alors que sa voiture n’est même pas abîmée, et qu’il n’y a pas la moindre trace sur mon pare-choc. De plus, son discours est tellement mensonger qu’il m’affirme tout d’abord que la voiture appartient à un général, puis 5mn après que c’est sa sœur qui lui avait prêtée… Finalement, pour se débarrasser de cet énergumène, d’autre personne lui demandent de régler le problème à la DG de Socofran, mais je doute qu’il ait obtenu le moindre centime !

Morale n°1 : les congolais sont des beaux parleurs qui n’hésitent pas à s’enfoncer dans des mensonges pour obtenir quelques billets afin de, comme on dit ici, payer la bière !

 

Un autre épisode original, mais beaucoup plus amusant, est la gestion du jour férié du 1° mai. Comme vous l’avez tous constaté, dimanche était férié, ici aussi, mais nous n’avons pas pu profiter d’un jour de congé. Les coutumes congolaises sont de reporter ce jour férié au lendemain, pour que tout le monde puisse se reposer ! Cela n’a rien d’officiel et est traité au cas par cas. Mais au Congo, l’anticipation est une notion inconnue, et le ministère a attendu le dernier moment avant de trancher. Vraiment le dernier moment : l’officialisation du jour de congé a été publiée la veille en fin d’après-midi ! La circulation des informations étant elle aussi bien africaine, une partie du personnel de Socofran (dont moi), n’a pas eu l’information ! Je mes suis donc pointé au boulot un jour où il n’y avait personne, à part mon tuteur qui était dans là même galère que moi… Inutile de vous préciser que ma présence au bureau a été TRES éphémère : juste le temps de vous écrire ce petit mot, puis retour dans la piscine.

Morale n°2 : se méfier de l’organisation congolaise !

 

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