Récit de mes tribulations au Congo

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25 juillet, 2011

Parc de Conkouati-Douli

Classé dans : Parc de Conkouati-Douli — thost @ 22:34

Bonjour tout le monde !

Ce week-end (l’avant dernier au Congo pour moi), nous avons enfin pu nous rendre au Parc National de Conkouati-Douli, où il est possible de faire une sorte de safari. Ça a été difficile d’obtenir toutes les autorisations nécessaires auprès de la Direction Générale de Socofran, mais finalement, nous y sommes arrivés. Nous avons réussi à nous faire prêter un grand 4×4 Toyota Prado quasi-neuf, qui appartient au directeur d’exploitation de la boite, et qui a eu la gentillesse de nous le laisser pour vendredi, samedi et dimanche. C’était bien la voiture qu’il fallait, car nous sommes  7 à partir : 5 stagiaires 3A (les 2A ont fait faux bond), 1 chauffeur et 1 guide. Mais comme toute chose au Congo, cela ne peut pas se dérouler normalement…

Vendredi  22/07 :

La route étant longue (4 ou 5h), nous avons prévu de partir à 5h du matin, pour arriver assez tôt là-bas et prévoir des activités ensuite. Mais premier soucis, à 5h15 le chauffeur n’est pas encore là… Comme par hasard il ne répond pas au téléphone, donc grosse attente, mais il arrive enfin à 6h10, en sortant comme excuse qu’il a eu du mal à trouver un taxi et qu’il a laissé laissé son portable dans ce dernier (cf. article plus ancien sur les excuses trouvées par les congolais). Finalement, nous avons quitté Pointe-Noire vers 7h, pour 50km de route goudronnée, puis 90km de piste (et ça secoue bien). Au bout de 2h30, nous arrivons au bord de la rivière Noumbi, où nous attend un bac pour franchir l’obstacle. Mais problème n°2 : le bac est en panne donc la voiture ne peut pas passer ! Il faut donc traverser en pirogue avec nos affaires pour prendre un autre véhicule de l’autre côté. Mais problème n°3 : l’ONG qui doit nous accueillir n’a pas de véhicule à disposition, il faut donc appeler l’organisme gestionnaire du parc pour qu’il nous envoie un 4×4. Mais problème n°4 : les 2 associations sont en froid, ils ne veulent donc pas nous récupérer ! Il nous a fallu râler un bon coup au téléphone pour les convaincre de ne pas nous laisser en rade en pleine brousse. Finalement, le véhicule arrive au bout d’1h30 et nous pouvons enfin traverser…  La dernière heure de piste se passe sans encombre et nous arrivons enfin au camp de base.

Après un repas frugal à base de pâtes, départ dans l’après-midi pour assister au nourrissage des chimpanzés. L’ONG HELP CONGO est une association qui accueille ces singes victimes de braconnage, pour les relâcher en forêt après une période d’adaptation sur une île vierge de toute trace humaine. Cette activité nous donne l’occasion de nous approcher très près des animaux, à moins de 15m. Et le spectacle est très impressionnant, en particulier lors de l’arrivée du mâle dominant, qui doit être le premier à manger. En tout cas, ça nous permet de prendre beaucoup de belles photos.

Le soir, retour au camp, et nous décidons d’aller boire une petite bière au village de Ngoma, à 30mn de marche. Trajet peu rassurant d’ailleurs, car nous passons de nuit au milieu d’une forêt où vivent des éléphants qui n’hésitent pas à charger.

Nous rentrons finalement sans encombre, et avant de me coucher, je prends une douche « originale » : pas d’eau courante au camp, il faut donc se servir d’un seau, et toute l’eau chaude avait été utilisée, donc j’ai été forcé de greloter.

Samedi 23/07 :

Vers 8h du matin, nous partons en bateau remonter la rivière Ngongo, pour nous enfoncer dans la forêt vierge. Les berges sont superbes, avec un mélange de palmiers, de grands arbres et de lianes. Ces mêmes berges sont très régulièrement endommagées par des empreintes d’éléphants, ce qui entretient l’espoir d’en croiser un. Et gros coup de chance, ce fut le cas ! Nous entendons tout à coup des pas lourds dans les arbres et nous voyons les feuilles bouger : un éléphant est en train de manger du bambou à 3 ou 4m de la rivière. Nous stoppons le bateau et pouvons apercevoir sa trompe et son corps. L’animal nous entend, et décide de jeter un coup d’œil : il se dirige directement vers nous, en s’approchant de l’eau. L’image est vraiment superbe, car voir un tel pachyderme à 3m de nous, ça reste une vision rare ! Nous serons finalement les seuls à voir un éléphant ce week-end. Après cela, nous naviguons encore un peu avant de rentrer au camp. Mais l’éléphant n’est pas le seul animal que nous avons rencontré, puisqu’il y a dans cette région énormément de mouches tsé-tsé. Avec tout ce qu’on peut entendre en Europe sur cet insecte, j’ai presque été déçu de voir que ça ne ressemble qu’à une simple mouche avec des ailes carrées. Mais bon, je dis peut-être ça parce que je n’ai pas été piqué…

Dans l’après-midi, nous reprenons le bateau pour nous rendre à l’embouchure de la lagune, lieu où les paysages sont magnifiques, avec un mélange de plages de sable fin, de vagues, de rochers arrondis, de collines et de forêt équatoriale. Et nous avons toujours la chance de profiter d’un grand soleil, chose assez rare en cette saison. Au retour, nous croisons des chimpanzés sur une autre île, dont un énorme spécimen nommé Derek, et qui a failli tuer la fondatrice de l’ONG il y a 6 mois (il faut savoir qu’un chimpanzé est 8 fois plus fort qu’un homme…).

A la suite de la bière d’hier, nous avons réservé du poisson et du poulet à manger au « restaurant » du village, ce qui nous a permis de nous rendre compte à quel point des gens pouvaient vivre dans des coins pommés…  Et parait-il que des éléphants se promènent jusque dans ce village, mais ça j’attends quand même de le voir !

Dimanche 24/07 :

Départ tôt (7h) pour une matinée pêche. Les eaux de la lagune sont réputées pour abriter énormément de poissons (carpes rouges, dorades, capitaines,…), et avec des spécimens de très grande taille. Le guide a quand même réussi à se perdre plusieurs fois entre les îles. Mais pas de chance, pour une des très rares journées de l’année, rien n’a mordu, et nous sommes donc rentrés bredouilles. Pourtant, nous avons aperçu des carpes qui nous narguaient en montrant leur queue à quelques mètres du bateau ! Cela nous a quand même permis de faire une belle balade de nouveau jusqu’à l’embouchure, et au fond de la lagune.

Le chemin du retour doit maintenant être préparé, et ce n’était pas gagné car nous n’avons pas notre voiture avec nous. Heureusement, un 4×4 a eu la bonté de nous ramener jusqu’au bac, où nous retrouvons notre chauffeur, qui était reparti à Pointe-Noire vendredi matin. Le retour a quand même été plus tranquille que l’aller, et nous avons mieux profité du paysage environnant, qui vaut le détour avec un mélange de savane typiquement africaine et de forêts équatoriales très touffues.

Le soir, nous sommes tout de même contents de retrouver notre restaurant habituel, et puis surtout une vraie douche !

Ce week-end a donc été vraiment super, et je garderai un grand souvenir de notre rencontre avec les chimpanzés et l’éléphant. J’ai pu prendre beaucoup de photos, dont je vous ferai part rapidement.

 

A bientôt !

 

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