Récit de mes tribulations au Congo

Bienvenue sur mon blog

12 mai, 2011

Classé dans : Photos — thost @ 8:26

Torchère

 

Torchère du champ de M’Boundi

Et ça chauffe…

 

 

Rue de Pointe-Noire

 

Rue de Pointe-Noire

Vous pouvez admirer la qualité des enrobés de la route, ce qui garantit un confort optimal dans les voitures!

 

 

 

10 mai, 2011

Week-end Tintin

Classé dans : Week-end Tintin — thost @ 11:41

Ce week-end a été en quelque sorte un mélange des aventures de Tintin : Tintin au Congo (ça c’est pas trop dur à deviner), Tintin au pays de l’or noir, et Vol 747 pour Sydney. J’ai en effet visité un grand champ pétrolier on-shore, et la côte océane avec palmiers, cocotiers, sable blanc et très peu de monde rappelle l’île où le 747 de Tintin a atterri.

 

Nous avons pu récupérer pour ce week-end un 4×4 en bon état qui possédait un macaron autorisant l’accès au site de M’Boundi, le plus grand champ pétrolier exploité par la société ENI Congo (filiale de l’entreprise italienne). Socofran y travaille  actuellement à divers endroits, et un des stagiaires, Fabien pour ne pas le nommer, est affecté là-bas toutes les semaines. Il a donc pu y retourner avec joie un samedi pour nous servir de guide. Le trajet avait mal commencé, car un policier avait décidé de faire la circulation, ce qui a eu comme d’habitude pour effet de transformer un petit embouteillage de 10mn en un gros bouchon de 45mn (sans parler de notre petite erreur d’orientation…). Enfin nous avons quand même réussi à arriver pas trop tard et pu découvrir un lieu de production de l’or noir, situé en pleine brousse au beau milieu de la savane et de la forêt. , ce qui pourrait être pire.

Beaucoup d’aménagements ont été effectués, et on peut y voir de grosses cuves et de très longs tuyaux de pipelines. Mais ce qui frappe le plus sont les torchères qui illuminent le ciel même pendant la journée : ce sont les éruptions de flammes dues aux rejets des gaz provenant des réserves de pétrole. Nous nous sommes approchés à 50m et la chaleur devient très vite intense, mais ça reste très impressionnant à observer. Les derricks d’extraction sont assez marrants à voir, ça a la même forme que les tours sont dessinées dans Lucky Luke. En nous baladant sur les différentes plateformes, nous avons pu tomber sur une fosse profonde de plusieurs mètres et contenant du pétrole brut : malheureusement, pas de baril vide à l’horizon, donc pas de possibilité de gagner une centaine de dollars (plus ou moins, selon le cours actuel ! Finalement, cette visite était bien sympathique, il n’est pas si courant de pouvoir visiter un champ pétrolifère. C’en était presque « émouvant » de découvrir un lieu de production d’un liquide qui fait vivre tant de pays dans le monde (dont le Congo, mais pas que…).

 

Le lendemain, après avoir déprimé à cause de la très piètre performance des footballeurs bordelais (oh doux euphémisme…), nous sommes partis à 3 (Quintilien, fabien et moi) pour une petite session 4×4 « off road ».  Le principe est de sortir de la ville par une nationale, puis de choisir une piste qui part en brousse pour la suivre et embrayer sur d’autres chemins. Nous avons choisi le Sud, vers la frontière vers Cabinda, en Angola.

Après être passés proche de l’impossibilité de repartir en arrière en bas d’une grosse pente, nous avons traversé de nombreux villages perdus dans la savane, où la population est composée en très grande partie de gamins, à croire qu’il n’y a que ça ici ! On peut également croiser beaucoup de chèvres et de poules qui se promènent partout, et même dans les ordures ! En tout cas, notre passage n’est pas passé inaperçu, car dès notre arrivée, toutes les personnes interrompent instantanément leur activité pour nous regarder et courir vers nous en criant avec un grand sourire. A croire que la présence d’une voiture avec 3 blancs dedans n’est pas courante dans cet endroit !

 

La semaine à venir s’annonce semblable aux 3 précédentes, c’est-à-dire plutôt chargée étant donné que les différents départs au sein de l’effectif du service achats n’ont pas tous été compensés. Bref, mon sujet de TFE n’avance pas trop pour le moment, j’espère donc que le recrutement se fera bientôt pour que je puisse reprendre mes activités normales.

 

Promis, je poste des photos demain pour vous montrer tout ça!

2 mai, 2011

Mentalité congolaise

Classé dans : Mentalité congolaise — thost @ 10:11

L’organisation africaine laisse souvent à désirer, et j’ai très souvent été amené à constater des bizarreries importantes. Les 2 dernières qui me sont arrivées sont assez significatives de l’état des lieux ici au Congo.

 

Tous les jours de la semaine, je vais déjeuner à la cantine qui se trouve sur le chantier Socofran du port de Pointe-Noire (gros chantier qui doit durer presque 3 ans). Ça me permet de bien manger, un peu comme au restaurant, sans dépenser le moindre CFA.

    Jeudi dernier, je suis donc parti seul dans la Golf qui nous est allouée (et qui commence à partir en lambeaux…) pour aller déjeuner. Arrêté à un Stop, pour une fois respecté par les automobilistes, je suis juste derrière le 4*4 d’un autochtone. Mais au lieu de démarrer, celui-ci part légèrement en arrière, et donc me cogne, mais très peu, mon pare-choc contre ma roue de secours. Après être reparti, le conducteur s’arrête quelques mètres plus loin pour constater les « dégâts » sur son « carrosse », mais je ne l’imite pas, car on m’a très fortement déconseillé de le faire en cas d’accrochage avec un noir (en effet, quoiqu’il arrive, pour un congolais, le blanc aura toujours tort face à un noir). Le chantier étant quelques centaines de mètres plus loin, je m’y rends rapidement, mais l’autre conducteur est revenu en trombe pour me rattraper, et me suit en rentrant dans la zone normalement interdite aux extérieurs du port (c’est une zone sensible car franche). Etant en sécurité, je m’arrête et la discussion s’engage. Le congolais fait preuve de mauvaise foi, et je comprends rapidement son objectif : il me propose rapidement de l’accompagner chez le garagiste et de payer

20 000 FCFA, alors que sa voiture n’est même pas abîmée, et qu’il n’y a pas la moindre trace sur mon pare-choc. De plus, son discours est tellement mensonger qu’il m’affirme tout d’abord que la voiture appartient à un général, puis 5mn après que c’est sa sœur qui lui avait prêtée… Finalement, pour se débarrasser de cet énergumène, d’autre personne lui demandent de régler le problème à la DG de Socofran, mais je doute qu’il ait obtenu le moindre centime !

Morale n°1 : les congolais sont des beaux parleurs qui n’hésitent pas à s’enfoncer dans des mensonges pour obtenir quelques billets afin de, comme on dit ici, payer la bière !

 

Un autre épisode original, mais beaucoup plus amusant, est la gestion du jour férié du 1° mai. Comme vous l’avez tous constaté, dimanche était férié, ici aussi, mais nous n’avons pas pu profiter d’un jour de congé. Les coutumes congolaises sont de reporter ce jour férié au lendemain, pour que tout le monde puisse se reposer ! Cela n’a rien d’officiel et est traité au cas par cas. Mais au Congo, l’anticipation est une notion inconnue, et le ministère a attendu le dernier moment avant de trancher. Vraiment le dernier moment : l’officialisation du jour de congé a été publiée la veille en fin d’après-midi ! La circulation des informations étant elle aussi bien africaine, une partie du personnel de Socofran (dont moi), n’a pas eu l’information ! Je mes suis donc pointé au boulot un jour où il n’y avait personne, à part mon tuteur qui était dans là même galère que moi… Inutile de vous préciser que ma présence au bureau a été TRES éphémère : juste le temps de vous écrire ce petit mot, puis retour dans la piscine.

Morale n°2 : se méfier de l’organisation congolaise !

26 avril, 2011

Photo, week-end du 25 avril

Classé dans : Photos — thost @ 16:51

Plage de Matombi

 

 

Plage Matombi, à quelques kilomètres au Nord de Pointe-Noire

 

Il y a un restaurant juste à côté en bord de mer, qui sert des poissons grillés plutôt bons. J’ai testé le Likouf, une sorte de poisson en forme de lune pour ceux qui connaissent. Prochaine étape: apprendre à le pêcher.

23 avril, 2011

Tennis!

Classé dans : Tennis! — thost @ 9:04

Je vais peut-être raconter des choses inintéressantes, mais j’avais juste envie de préciser que j’ai enfin pu reprendre le tennis hier soir.

2 mois d’arrêt de puis début février, j’avais donc de sacré fourmis dans les jambes ! J’ai pu avoir par la RH de Socofran le numéro d’une personne se débrouillant pas trop mal. Ça faisait 2 semaines que nous essayions (en vain…) de trouver un créneau pour jouer, et ça a enfin pu être le cas hier soir. Il n’y a pas de club de tennis à Pointe-Noire, ni ailleurs dans le pays, il faut donc passer par des organismes privés, en l’occurrence Total et Air France, qui disposent de 2 sites différents en bord de mer : ça n’est pas désagréable de jouer avec des cocotiers autour du terrain !

Par contre, le changement a été radical en ce qui concerne le climat : la dernière fois que j’ai joué, c’était donc en février à Paris par 2°, et maintenant il fait une trentaine de degrés à 19h, avec un taux d’humidité quasiment à 100% : je transpirais déjà rien qu’en rentrant sur le court ! Tout ça s’est confirmé plus tard, au moindre échange un peu long, j’avais une sensation d’asphyxie, et mon t-shirt était tellement mouillé que je semblais sortir d’une piscine. Bref, je vous passerais d’autres détails qui ne sont pas très propres…

Je vais éviter de parler de la qualité de mon jeu hier, ça n’était pas très joli après une si longue période d’abstinence tennistique. En tout cas ça m’a fait le plus grand bien de m’y remettre, et je compte bien reproduire cela au moins une fois par semaine à l’avenir. Pour l’anecdote, le niveau des joueurs ici n’est pas exceptionnel, puisque l’on m’a remis immédiatement les coordonnées du meilleur congolais… Je vais demander à être naturalisé pour pouvoir jouer la Coupe Davis ! En attendant, il y a un tournoi organisé par Total qui commence début mai, je vais donc avoir l’occasion de m’étalonner avec les joueurs locaux (enfin, surtout expatriés…) et de renouer un peu avec la compétition.

Bon week-end prolongé à tous (c’est aussi le cas ici).

 

PS : je dois reconnaître qu’il n’est pas désagréable de pouvoir se baigner dans une piscine tous les jours pendant la pause déjeuner !

 

PS 2 : petite précision pour ma petite sœur : rassure-toi, je ne me suis toujours pas fait manger par un éléphant !

21 avril, 2011

Congo ETP

Classé dans : Congo ETP — thost @ 15:18

Non, il n’y a pas de nouvelle association à l’ESTP…

 

Ce week-end, nous avons rencontré les anciens diplômés ESTP travaillant actuellement à Pointe-Noire ou autour. Nous avons été contacté il y a quelques jours pour participer à la visite du plus grand chantier en cours dans le pays : la rénovation de la route nationale RN1, qui relie Pointe-Noire à Brazzaville, soit les 2 principales villes, distantes de 500km environ. La route étant dans un état catastrophique pour l’instant, nous étions obligés de nous contenter du premier tronçon, entre Pointe-Noire et Dolisie, la 3° ville du pays. Ça ne fait que 170 km, mais vu les conditions de circulation, il nous a fallu à peu près 4h pour y arriver, soit 8h de route dans la journée ! La route traverse le massif du Mayombe, où il y a une végétation très luxuriante, avec toutes sortes d’arbres comme de nombreux bananiers et palmiers : on est loin de l’image désertique de l’Afrique !

 

Ces perspectives ont cloué Jaime au lit (on ne change pas un espagnol !), et donc nous partons à 4 : Jonathan, revenu du fin fond de sa carrière de Louvoulou, Quintilien, Fabien, qui a quitté son champ pétrolifère, et moi. Le chantier (de plus d’un milliard d’euros tout de même) est réalisé par une entreprise chinoise, et fonctionne 7j/7, 24h24. Cette visite nous a permis d’étoffer notre carnet d’adresse en rencontrant des personnes haut placées dans  leur entreprise.

Finalement la route a été très longue, mais les paysages valaient le déplacement, pour peu que l’on aime la nature.

 

Dimanche, le programme a été beaucoup plus tranquille, ce qui a permis aux représentants ibériques de suivre le rythme. En effet, le temps était au (très) beau et au (très) chaud. Pas un nuage à l’horizon, donc nous n’avons pas hésité longtemps avant de nous décider à aller à la plage ! Jonathan ne connaissant pas Djéno, nous sommes retournés à l’endroit où il y a la lagune qui se trouve sur la photo postée quelques jours plus tôt. L’endroit a tout de paradisiaque : la brousse au fond, une rangée de palmiers et de cocotiers, une lagune, une langue de sable, et puis l’océan pour compléter le tout : avis aux amateurs, ce n’est pas un hasard si un petit hôtel charmant s’est installé dans le coin !

Première étape dans les vagues, où l’eau est à 28°. Mais les vagues étaient très très puissantes ce dimanche : difficile de rester plus de 10mn dedans à cause de la fatigue. Nous devions donc récupérer en bronzant sous les 35°, avant de nous décider de tester la lagune, qui est reliée à la mer par une ouverture. Et là, peu de déception : l’eau devait bien atteindre les 33°, sourit un jacuzzi de plusieurs centaines de mètre de long, et sans vague pour pouvoir nager un peu !

A l’arrivée, 4 heures de farniente bien profitables pour repartir du bon pied le lendemain. Il faudra juste que l’océan aquitain monte un peu en température d’ici le 6 août, sinon mon retour sera difficile (certains confirmeront mes difficultés à rentrer dans l’eau que je ne trouve pas assez chaude !)…

Excursions du week-end

 

 

Les photos de ce week-end arriveront le plus rapidement possible, mais il me faut 15mn pour le téléchargement d’une seule. Free, Orange, Neuf & co sont priés d’investir rapidement au Congo…

 

++

14 avril, 2011

Lagune congolaise

Classé dans : Photos — thost @ 18:00

lagune congolaise

Photo qui est le fruit de nos visites du week-end. C’est une magnifique plage à 15mn de Pointe-Noire, avec une eau à 28°…

Peut-être aurez-vous envie de venir la tester!

13 avril, 2011

Vie ponténégrine

Classé dans : vie locale — thost @ 7:38

Je profite d’un petit trou dans ma semaine pour vous décrire un petit peu la vie à Pointe-Noire.

Pointe –Noire est la capitale économique de la République du Congo, et compte un bon million d’habitants, ce qui mine de rien fait pas mal de monde sur place.

 

Quand on circule dans la ville, on découvre beaucoup de choses assez originales. Déjà, il n’y a que très peu de routes goudronnées, et les autres sont souvent dans un état pitoyable, qui ne s’arrange pas avec les orages violents qui éclatent régulièrement, surtout en ce moment pendant la petite saison des pluies. Résultat : il faut circuler en 4*4 dans des « flaques » profondes de quasiment une roue (on remerciera les gardiens pour laver la voiture chaque nuit) ! Cela nous permet quand même de faire de beaux dérapages en plein centre-ville…

La conduite est plutôt sportive. D’ailleurs, nous ne sommes que 2/5 des stagiaires à prendre le volant. Il faut constamment se battre pour ne pas se faire doubler (ou pour doubler !) par des congolais qui sont loin d’être des as du volant.

Il n’y a pas vraiment de loi sur la route, à part celle du premier arrivé. On trouve énormément de Toyota en ville, tant pour les taxis que pour les autres voitures. En particulier les « cent-cent », une sorte de van qui fait office de bus local et qui sont à l’origine de bouchons en voulant doubler, ce qui crée 4 fronts de circulation sur une petite rue à double sens : une voie dans chaque sens, puis on roule sur les 2 trottoirs ! Les habitations locales sont, quant à elles, surtout composées de plaques de tôle ou de bois clouées entre elles, et les ponténégrins passent la plupart de la journée assis à ne rien faire devant leur maison, à ouvrir grands leurs yeux dès qu’un mundele (un blanc dans la langue régionale) s’approche d’eux.

 

Pour ma part, je travaille tous les jours de 7h00 à 12h et de 14h à 18h environ, et régulièrement le samedi matin, bien qu’on m’ait laissé le choix pour ce jour. Je déjeune à la cantine du chantier du port de Pointe-Noire, et le soir je profite du restaurant en front de mer payé par l’entreprise. Ça me permet de garder mes indemnités de vie locale pour d’autres choses, comme aller boire une bière dans un bar, où les demoiselles locales sont plutôt du genre entreprenante (certains en profitent bien) !

Mais la vie reste très chère pour les expatriés, avec des prix doublés par rapport à ceux de Paris. Il y a d’ailleurs beaucoup d’européens ici, grâce aux beaux champs pétroliers exploités par ENI et TOTAL. Rien que chez Socofran, pourtant entreprise 100% congolaise, on trouve 100 expatriés pour 2000 employés…  Les 2 gros chantiers en cours sont la grande route de l’aéroport (qui en a bien besoin !) et l’extension du port autonome. Pour ma part, je travaille au service Achats, avec comme mission d’intégrer les achats de la partie mécanique, actuellement délocalisés, et la négociation d’une bibliothèque de prix avec les différents fournisseurs. A quoi il faut ajouter la gestion de différentes affaires d’acquisition de produits plus ou moins couteux, soit un programme assez costaud pour ces quelques mois. Heureusement, c’est très intéressant, car peu de choses ont été mises en place les mois précédents au sein de ce service, et il va déjà nous falloir en présenter les objectifs dans 2 jours devant toute la direction générale de l’entreprise.

 

Je profite bien des week-ends pour aller goûter les vagues à 28° au bord de plages de sable blanc et de cocotiers. Des photos bien sympathiques seront rapidement postées sur ce blog, histoire de vous donner envie de venir me voir une petite semaine sur place. Vous serez d’ailleurs accueillis avec plaisir pour un safari en brousse ou une séance de farniente !

 

A la prochaine !

5 avril, 2011

Arrivé!

Classé dans : arrivee — thost @ 7:55

Voici enfin mes premières nouvelles depuis mon arrivée à Pointe-Noire. Il faut savoir que la connexion internet est TRES lente ici, on doit en être à l’équivalent du bon vieux AOL des années 90…

 

Après une petite attente de 4h en transit à Roissy, j’ai pu embarquer dans un avion quasiment vide, ce qui est étonnant car on m’avait prédit  un trajet complet. Toujours est-il que nous avions chacun une rangée de 4 sièges disponibles, mais cela n’a pas aidé à mieux dormir, grâce aux turbulences…

 

L’arrivée à l’aéroport de Pointe-Noire laisse déjà apparaître des prémisses de ce qui m’attend pendant 5 mois : un scooter qui travers la piste d’atterrissage juste derrière l’Airbus, un grand portrait du Président Sassou-N’guesso au-dessus du poste de douane, et le meilleur, la zone de récupération des bagages. On y trouve, dans une petite salle bien chaude, un tapis roulant qui s’avère n’avoir jamais fonctionné. Heureusement, les entreprises Total, ENI, Socofran,… ont toutes dépêché des agents pour récupérer les passagers, et ce sont donc eux qui se sont battus à notre place pour récupérer les valises et passer la douane. Ce premier aperçu de l’organisation congolaise m’a fait espérer de futurs épisodes bien sympathiques !

 

En tout cas, s’il y a bien une chose dont je ne me plaindrais pas, c’est le logement : j’habite dans un grand appartement qui doit faire à peu près 250m², pour moi seul jusqu’à début juin, puis en compagnie de 2 stagiaires ESTP de 2° années qui arriveront. J’ai une ménagère attitrée à plein temps, qui s’occupe de tout le rangement, nettoyage, lessive, repassage, cuisine… et des gardiens présents 24h/24. Bien entendu, il y a 4 blocs de climatisation dans l’appart, dont un dans chaque chambre. Vous vous en rendrez bien compte sur les photos qui arriveront quand elles auront fini de se télécharger. J’attends bien sûr les mêmes prestations dès que je rentrerais en France début août !

 

La ville de Pointe-Noire est, elle, aux antipodes de toutes les villes dans lesquelles j’ai pu aller jusque-là : en fait, 90% de la ville ressemble fortement aux favelas que j’ai vues à Rio, et autant de routes sont en fait des pistes pouvant comporter des trous assez impressionnants. Le 4*4 s’imposera pour tous nos déplacements, mais cela secoue quand même beaucoup !

 

En ce qui concerne les autochtones congolais, il faut reconnaitre que l’on a encore l’impression d’être au temps de la colonisation : l’homme blanc est un peu comme une icône qui impose le respect rien que par sa présence. Chaque personne devient toute timide et soumise dès que nous nous approchons d’eux, et je dois dire que ce sentiment, quoiqu’un peu gênant, n’est pas désagréable !

 

Voilà pour mes premières impressions congolaises, je vous raconterais très vite mes premières journées ponténégrines.

 

++

Thomas

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